13 novembre 2018

Aperçu sur la lutte contre l’intégrisme religieux en Iran

La population iranienne est estimée à plus de 82 millions d’habitants en 2016. Il est le 17e pays le plus peuplé dans le monde. En outre, c’est une mosaïque de 80 groupes ethniques différents. L’islam chiite duodécimain est la religion officielle de l’Iran, près de 89% de la population y adhèrent. Quant aux sunnites, ils ne représentent que 9% de la population iranienne.

Aspects de l’intégrisme religieux en Iran

L’émergence de l’intégrisme religieux en Iran est une très longue histoire. Ce qu’il faut dire c’est qu’il est dû à divers facteurs ayant leurs sources dans l’histoire. Or, les grands événements du XXe siècle ont beaucoup influé sur la formation de l’intégrisme islamiste. Plus tard, ses actions se sont renforcées pour prôner la discrimination religieuse. Celle-ci désigne une action de distinguer de façon injuste ou illégitime un individu ou groupe social à cause de la religion. Ainsi, l’intégrisme religieux, en Iran ou ailleurs, a tendance à incarner le monopole et le dogmatisme.

Le terme « intégrisme » pourrait donc désigner d’une manière générale toute attitude doctrinale de conservatisme intransigeant. En cela, il est plutôt perçu comme l’imposition de force de son modèle aux autres. Ce qui est grave, et cela depuis quelques années, l’intégriste déteste l’autre. C’est pour cela qu’il faut, à tout prix le combattre.

Lutte contre l’intégrisme religieux en Iran

La lutte contre l’intégrisme religieux en Iran n’est pas du tout une bataille entre chiites et sunnites, ni entre l’islam et le christianisme, ni entre l’islam et l’Occident. C’est, au contraire, une bataille entre la tyrannie et la liberté, ainsi qu’entre l’égalité et l’oppression mixée d’inégalité. D’où lutter contre l’intégrisme religieux est devenu une affaire de tout le monde.

Le peuple iranien n’a jamais gardé le silence face à la dictature religieuse à travers l’intégrisme. Cela fait plus de trente ans qu’il n’a pas cessé de lutter contre ce phénomène en Iran. Ainsi, une alternative démocratique a vu le jour. La base centrale de celle-ci est la mise en place d’un mouvement prônant un islam authentique et démocratique vers la séparation de la religion et de l’État. C’est donc une opposition à la dictature religieuse. Dès 1981, Massoud Radjavi, le dirigeant de la résistance iranienne, a créé le Conseil National de la Résistance iranienne (CNRI). Cela afin de rassembler les partis, groupes et personnalités de l’opposition démocratique, pour une république démocratique et pluraliste.

Cette année, Maryam Radjavi, la Présidente en exil du CNRI a été reçue au Conseil de l’Europe. Elle a exhorté la communauté internationale à rompre avec le silence sur ce qui se passe en Iran. En effet, la solution devrait être un soutien aux musulmans qui sont en train de lutter et de résister à ce phénomène intégriste.

Aperçu sur la lutte contre l’intégrisme religieux en Iran
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